Venerdì 13 Gennaio 2012 23:37
Con grande orgoglio e riconoscenza tributo al mio amico Marco Valdo M.I. uno dei suoi meravigliosi adattamenti dall'italiano al francese di un mio brano, nella fattispecie LETTERA AL FIGLIO, per il sito Canzoni Contro La Guerra, che vi esorto a seguire e sostenere.Ed e' grazie a Marco Valdo M.I. ed al suo lavoro di resistente e partigiano che oggi posso annunciare che sarà di prossima pubblicazione la versione in francese de L'ORA DELL'OMBRA ROSSA.
Sono felice, perché state facendo accadere quello che ho sempre sostenuto: le canzoni non sono di chi le scrive o le canta, ma sono di chi le ascolta.
Grazie a Marco Valdo M. I. , ed a tutti voi.
Version française – LETTRE À MON FILS – Marco valdo M.I. - 2011
Chanson italienne – Lettera al figlio – Germano Bonaveri – 2010
Lucien l'âne mon ami, je vais te faire un cadeau... car, vois-tu, une année nouvelle commence et il est de coutume de faire un cadeau aux amis. Et je vais y joindre deux autres chansons, mais de langue française, qui me paraissent donner à celle-ci un écho qui la magnifie... Cette chanson est de Germano Bonaveri, que j'ai déjà traduit, et de cette nouvelle traduction et de ses échos, je lui fais cadeau aussi... La chanson elle-même s'intitule : Lettre à mon fils et elle est assez émouvante.
Voilà un titre qui m'intrigue, dit Lucien l'âne en souriant... Que peut-on bien raconter à son fils ?
Oh, tu sais, Lucien l'âne mon ami, à son fils ou plus généralement, à ses enfants, on parle tout le temps. Évidemment, pour qui s'en soucie. Mais la chanson ici a ceci de particulier, c'est qu'elle parle à un fils que le narrateur, celui qui chante n'a pas eu et tout le laisse penser, n'aura pas. Et il semble bien qu'il le regrette. Mais passons. Il lui parle comme si...
Et que dit-il ? Et en quoi cela a-t-il à voir avec les Chansons contre la Guerre ?
J'y viens à l'instant. Dans cette chanson, canzone en vérité, le père dit à l'enfant comment conduire sa vie, comment affronter le monde, comment en somme faire face à la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres, que les puissants font aux plus faibles... Cette Guerre insensée dont l'objectif absurde entre tous est la création et l'accumulation de la richesse. Et ce père le fait en relatant sa propre vie, en référence à sa propre expérience du réel dans lequel nous baignons tous. Et puis, elle pose comme le Paul Verlaine de sa prison de Mons, cette lancinante question :
« Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ? »
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